{"id":120,"date":"2013-03-17T22:21:53","date_gmt":"2013-03-17T21:21:53","guid":{"rendered":"http:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/?p=120"},"modified":"2014-01-06T15:40:26","modified_gmt":"2014-01-06T14:40:26","slug":"lherbier-a-posidonia-oceanica-en-mediterranee-protection-legale-et-gestion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/?p=120","title":{"rendered":"L\u2019herbier \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> en M\u00e9diterran\u00e9e : protection l\u00e9gale et gestion"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1180\" alt=\"Herbier de roche\" src=\"http:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Herbier-de-roche.jpg\" width=\"689\" height=\"459\" srcset=\"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Herbier-de-roche.jpg 1236w, https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Herbier-de-roche-300x200.jpg 300w, https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Herbier-de-roche-1024x682.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 689px) 100vw, 689px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><\/em>La Phan\u00e9rogame marine <em>Posidonia oceanica<\/em> constitue entre la surface et 30-40 m de profondeur, tout autour de la M\u00e9diterran\u00e9e, de vastes herbiers sous-marins. Ces herbiers jouent un r\u00f4le important d&rsquo;un point de vue \u00e9cologique et \u00e9conomique : tr\u00e8s grande richesse faunistique et floristique (p\u00f4le de biodiversit\u00e9), forte production primaire, fray\u00e8re et nurserie pour de nombreuses esp\u00e8ces, en particulier pour des poissons d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique, fixation des s\u00e9diments et contr\u00f4le du profil d&rsquo;\u00e9quilibre des littoraux sableux. <em>Posidonia oceanica<\/em> et les herbiers qu&rsquo;elle \u00e9difie, sont prot\u00e9g\u00e9s par la loi en France (arr\u00eat\u00e9 du 19 Juillet 1988, d\u00e9cret du 20 Septembre 1989), en Catalogne (ordre du 31 Juillet 1991) et dans la Communaut\u00e9 valencienne (Ordre du 23 Janvier 1992). En outre, divers documents internationaux (Commission des Union Europ\u00e9enne, Conf\u00e9rence sur la S\u00e9curit\u00e9 et la Coop\u00e9ration en Europe, etc.) mentionnent de fa\u00e7on sp\u00e9cifique les herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em>. La r\u00e9gression des herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em> est g\u00e9n\u00e9rale sur une grande partie du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en ; cette r\u00e9gression est due directement et indirectement aux am\u00e9nagements littoraux (ports, endigages, etc.), \u00e0 la pollution, aux chalutages et \u00e0 la fragilisation par les ancrages r\u00e9p\u00e9t\u00e9s dans les mouillages forains. Dans la R\u00e9gion Provence-Alpes-C\u00f4te d&rsquo;Azur, le \u00ab\u00a0R\u00e9seau de Surveillance Posidonies\u00a0\u00bb a permis de suivre, de fa\u00e7on tr\u00e8s fine pendant 20 ans, l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9cente de l&rsquo;herbier. Dans quelques sites, son recul semble enray\u00e9 et l&rsquo;on assiste en limite sup\u00e9rieure \u00e0 des progressions lentes. A l&rsquo;\u00e9chelle de la M\u00e9diterran\u00e9e dans son ensemble, les mesures concr\u00e8tes de protection de l&rsquo;herbier \u00e0 <em>P. oceanica<\/em>\u00a0sont in\u00e9galement appliqu\u00e9es. Dans bien des sites, \u00a0mouillages et chalutages se poursuivent sans contr\u00f4le. Les surfaces incorpor\u00e9es \u00e0 des espaces prot\u00e9g\u00e9s restent modestes et des am\u00e9nagements continuent \u00e0 \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s sur des herbiers. La mise en place de r\u00e9cifs anti-chaluts constitue une solution int\u00e9ressante pour \u00e9viter les chalutages (interdits) dans l&rsquo;herbier. Des techniques de r\u00e9implantation de <em>P. oceanica<\/em> ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es, mais la croissance de la plante est extr\u00eamement lente. Il convient donc de veiller \u00e0 ce que les r\u00e9implantations et transplantations ne servent pas d&rsquo;alibi \u00e0 de nouvelles destructions d\u00e9lib\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Introduction<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La phan\u00e9rogame marine <em>Posidonia oceanica<\/em> est pr\u00e9sente le long de la plus grande partie des c\u00f4tes de la M\u00e9diterran\u00e9e, dont elle est <strong>end\u00e9mique<\/strong>. Elle y constitue, entre le voisinage de la surface et 30-40 m de profondeur (localement moins) de vastes prairies connues sous le nom d&rsquo;<strong>herbiers<\/strong>. Les herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> jouent un r\u00f4le \u00e9cologique et \u00e9conomique tr\u00e8s important en M\u00e9diterran\u00e9e : (1) p\u00f4le de <strong>biodiversit\u00e9<\/strong> (entre 20 et 25% des esp\u00e8ces animales et v\u00e9g\u00e9tales connues de la M\u00e9diterran\u00e9e y ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es) ; (2) <strong>production primaire<\/strong> tr\u00e8s importante (\u00e0 la fois celle de la phan\u00e9rogame elle-m\u00eame et celle des \u00e9piphytes des feuilles) ; une grande partie de cette production (pr\u00e8s de 40%) est export\u00e9e vers d&rsquo;autres types de fonds, sous forme de feuilles mortes ; (3)<strong> fray\u00e8re<\/strong> et <strong>nurserie<\/strong> pour de nombreuses esp\u00e8ces, en particulier pour des poissons d&rsquo;int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique ; (4) fixation des s\u00e9diments dans le lacis des rhizomes (matte), att\u00e9nuation de l&rsquo;\u00e9nergie de la houle et des vagues et contr\u00f4le du profil d&rsquo;\u00e9quilibre des rivages sableux (MOLINIER et PICARD, 1952 ; PERES et PICARD, 1964 ; BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982 ; BOUDOURESQUE et JEUDY DE GRISSAC, 1983 ; JEUDY DE GRISSAC, 1984 ; ROMERO-MARTINENGO, 1983, 1985 ; MAZZELLA {et al., }1986 ; PERGENT, 1987 ; CHESSA {et al., }1989 ; GAMBI <em>et al<\/em>., 1989 ; FRANCOUR, 1990 ; PAILLARD <em>et al.<\/em>, 1993 ; PERGENT <em>et al.<\/em>, 1994 ; etc)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> ont fortement r\u00e9gress\u00e9, au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, dans de nombreux secteurs de M\u00e9diterran\u00e9e, principalement au voisinage des grands centres industrialo-portuaires (Ath\u00e8nes, Napoli, Genova, Nice, Toulon, Marseille, Barcelona, etc), mais aussi dans des secteurs relativement \u00e9loign\u00e9s de ces centres urbains, par exemple les baies de Port-Man et de Port-Cros, Var, France (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970a, 1970b ; BLANC et JEUDY DE GRISSAC, 1978 ; BOURCIER, 1982, 1989 ; ARDIZZONE et PELUSI, 1983 ; RAMOS-ESPLA, 1984 ; PANAYOTIDIS et SIMBOURA, 1989 ; etc). Les causes de cette r\u00e9gression sont multiples (PERES et PICARD, 1975 ; BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982 ; PERES, 1984) : recouvrement des herbiers par des am\u00e9nagements littoraux gagn\u00e9s sur la mer tels que ports, digues, plages artificielles, endigages (MEINESZ et LAURENT, 1978), d\u00e9ficit ou exc\u00e8s de s\u00e9dimentation d\u00fb \u00e0 la modification des courants, cons\u00e9cutivement \u00e0 des am\u00e9nagements littoraux (BOUDOURESQUE et JEUDY DE GRISSAC, 1983), diminution de la transparence de l&rsquo;eau due \u00e0 l&rsquo;eutrophisation ou \u00e0 la turbidit\u00e9 (MEINESZ et LAURENT, 1978 ; ASTIER et TAILLIEZ, 1984 ; RELINI, 1986), pollution (DARMOUL {et al., }1979 ; AUGIER {et al., }1984), ancrages (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970a), chalutages (ARDIZZONE et PELUSI, 1984) et enfin surp\u00e2turage par des herbivores tels que l&rsquo;oursin {Paracentrotus lividus }ou le poisson <em>Sarpa salpa<\/em>\u00a0(KIRKMAN et YOUNG, 1981 ; VERLAQUE, 1987). L&rsquo;agrandissement du port de Golfe-Juan (Alpes-Maritimes, France) a par exemple caus\u00e9 la destruction de 15 ha d&rsquo;herbier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans certaines baies abrit\u00e9es, la dynamique de croissance de <em>P. oceanica<\/em> a conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification de <strong>r\u00e9cifs-barri\u00e8res<\/strong> s\u00e9par\u00e9s de la c\u00f4te par un lagon (MOLINIER et PICARD, 1952 ; BOUDOURESQUE et MEINESZ, 1982). Ces r\u00e9cifs-barri\u00e8res, dont l&rsquo;\u00e9dification n\u00e9cessite plusieurs mill\u00e9naires, sont consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab\u00a0monuments naturels\u00a0\u00bb. La plupart de ces r\u00e9cifs-barri\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits par des am\u00e9nagements littoraux, souvent \u00e0 des dates tr\u00e8s anciennes. Le dernier \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9truit est celui de Bandol (France), qui a \u00e9t\u00e9 recouvert par un terre-plein gagn\u00e9 sur la mer (BLANC, 1975). Les principaux r\u00e9cifs-barri\u00e8res qui subsistent en France sont ceux de la baie de Port-Cros (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970b), du Brusc (MOLINIER et PICARD, 1952) et de la Madrague de Giens (PAILLARD <em>et al.<\/em>, 1993). Deux autres types de paysages \u00e9difi\u00e9s par <em>P. oceanica<\/em>\u00a0apparaissent comme particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables : les <strong>herbiers tigr\u00e9s<\/strong> d\u00e9crits du golfe de Gab\u00e8s en Tunisie (BOUDOURESQUE <em>et al.<\/em>,1990) et le <strong>plateau-r\u00e9cifal<\/strong> de San-Fiurenzu (Saint-Florent) en Corse (BOUDOURESQUE <em>et al.<\/em>, 1985).<br \/>\n<strong>Mesures de protection l\u00e9gale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;importance \u00e9cologique des herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> rend leur r\u00e9gression particuli\u00e8rement pr\u00e9occupante. C&rsquo;est la raison pour laquelle <em>P. oceanica<\/em> appara\u00eet sur les listes d&rsquo;esp\u00e8ces menac\u00e9es (BELSHER\u00a0<em>et al<\/em>., 1987 ; BOUDOURESQUE <em>et al.<\/em>, 1990), bien que ce ne soit pas l&rsquo;esp\u00e8ce en elle-m\u00eame mais l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me qu&rsquo;elle \u00e9difie qui soit menac\u00e9. \u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em>\u00a0est prot\u00e9g\u00e9e par la loi en France, dans le cadre de la Loi du 10 Juillet 1976 relative \u00e0 la protection de la nature, par l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 du 19 Juillet 1988 relatif \u00e0 la liste des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales marines prot\u00e9g\u00e9es : il est interdit \u00ab\u00a0de d\u00e9truire, de colporter, de mettre en vente, de vendre ou d&rsquo;acheter et d&rsquo;utiliser tout ou partie\u00a0\u00bb de la plante. Un texte similaire existe en Catalogne (Ordre du 31 Juillet 1991) ; il ne concerne pas sp\u00e9cifiquement <em>P. oceanica<\/em> mais l&rsquo;ensemble des phan\u00e9rogames marines. Le Livre Rouge des v\u00e9g\u00e9taux menac\u00e9s de M\u00e9diterran\u00e9e (BOUDOURESQUE<em> et al.<\/em>, 1990) et les experts du colloque <em>Les esp\u00e8ces marines \u00e0 prot\u00e9ger en M\u00e9diterran\u00e9e<\/em> (ANONYME, 1991 ; PERGENT, 1991) ont recommand\u00e9 l&rsquo;extension de la protection de <em>P. oceanica<\/em> \u00e0 l&rsquo;ensemble des pays riverains de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des textes plus g\u00e9n\u00e9raux prot\u00e8gent les herbiers. En France, le d\u00e9cret du 20 Septembre 1989 (code de l&rsquo;urbanisme, dispositions particuli\u00e8res au littoral) indique que \u00ab\u00a0sont pr\u00e9serv\u00e9s, d\u00e8s lors qu&rsquo;ils constituent un site ou un paysage remarquable ou caract\u00e9ristique du patrimoine naturel et culturel du littoral, sont n\u00e9cessaires au maintien des \u00e9quilibres biologiques ou pr\u00e9sentent un int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique : &#8230; les milieux abritant des concentrations naturelles d&rsquo;esp\u00e8ces animales ou v\u00e9g\u00e9tales tels que les herbiers &#8230;\u00a0\u00bb. Dans la Communidad Valenciana (Espagne), l&rsquo;Ordre du 23 Janvier 1992 interdit \u00ab\u00a0<em>la destrucci\u00f3n de las praderas de fanerog\u00e1mas marinas, por ser zonas de inter\u00e9s pesquero\u00a0\u00bb<\/em>. Lors de la deuxi\u00e8me Conf\u00e9rence sur la S\u00e9curit\u00e9 et la Coop\u00e9ration en Europe (CSCE), tenue \u00e0 Paris en 1991, les \u00e9tats participants se sont engag\u00e9s \u00e0 \u00ab\u00a0<em>prendre acte que les signataires de la Convention de Barcelone se sont engag\u00e9s \u00e0 adopter toutes les mesures appropri\u00e9es pour la protection des peuplements de Posidonia oceanica et de toutes les autres phan\u00e9rogames marines qui constituent des v\u00e9g\u00e9taux essentiels de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me m\u00e9diterran\u00e9en, et \u00e0 contr\u00f4ler et r\u00e9glementer la p\u00eache au chalut et les autres activit\u00e9s entra\u00eenant la destruction des Posidonia et de toutes les autres phan\u00e9rogames marines\u00a0\u00bb<\/em>. Enfin, la Directive de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne du 21 Mai 1992 sur la conservation des habitats naturels et de la faune et de la flore sauvages (dite \u00ab\u00a0Directive habitat\u00a0\u00bb) inclut les herbiers \u00e0 <em>Posidonia<\/em> dans son Annexe 1 (Natural habitat types of Community interest whose conservation requires the designation of special areas of conservation), avec la mention \u00ab\u00a0priority habitat type\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des mesures de protection particuli\u00e8res des derniers r\u00e9cifs-barri\u00e8res qui subsistent, tout particuli\u00e8rement celui du Brusc (Var), du plateau r\u00e9cifal de San Fiurenzu (Corse) et des herbiers tigr\u00e9s du golfe de Gab\u00e8s (Tunisie) ont \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9es par BOUDOURESQUE <em>et al.<\/em>\u00a0(1985, 1990).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mesures de gestion des herbiers<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plupart des textes l\u00e9gislatifs ou des Conventions mentionn\u00e9s ci-dessus ne sont que des recommandations assez vagues qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 suivies d&rsquo;effets. Les surfaces d&rsquo;herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em> inclues dans des espaces prot\u00e9g\u00e9s restent ainsi d\u00e9risoires ; il convient de citer principalement la R\u00e9serve de Nueva Tabarca (Espagne), le Parc national de Port-Cros, la R\u00e9serve naturelle de Scandola et la R\u00e9serve des Lavezzi-Cerbicale (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1975 ; RAMOS-ESPLA, 1985 ; MEINESZ <em>et al.<\/em>, 1987, 1988). La r\u00e9gression des herbiers se poursuit le long de la majorit\u00e9 des c\u00f4tes m\u00e9diterran\u00e9ennes. Un seul r\u00e9cif-barri\u00e8re est prot\u00e9g\u00e9 pour l&rsquo;ensemble de la M\u00e9diterran\u00e9e, celui du Parc national de Port-Cros (AUGIER et BOUDOURESQUE, 1970b ; BOUDOURESQUE <em>et al.,<\/em>\u00a01975). Seule la protection l\u00e9gale de <em>P. oceanica<\/em>, en tant qu&rsquo;esp\u00e8ce, a eu un effet d\u00e9terminant. En France, aucun am\u00e9nagement littoral impliquant la destruction d&rsquo;un herbier \u00e0 <em>P. oceanica<\/em>\u00a0n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 depuis 1988. Il a toutefois \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 que des mattes mortes avec quelques faisceaux isol\u00e9s ou taches r\u00e9siduelles de <em>P. oceanica<\/em>\u00a0ne constituaient pas un herbier, ce qui constitue une interpr\u00e9tation acceptable des textes de protection; c&rsquo;est le cas de l&rsquo;am\u00e9nagement de la plage de Corbi\u00e8re, \u00e0 Marseille (CREBASSA, 1992). Deux cas sont particuli\u00e8rement exemplaires. Le premier cas est celui du port priv\u00e9 de J. SETTON \u00e0 Cavallo (Corse), construit sans permis et ayant occasionn\u00e9 la destruction d&rsquo;une tache de 10 m\u00b2 de <em>P. oceanica<\/em>; l&rsquo;un des cinq d\u00e9lits relev\u00e9s par le Tribunal de Grande Instance d&rsquo;Ajaccio est \u00ab\u00a0mutilation de v\u00e9g\u00e9taux prot\u00e9g\u00e9s, ainsi que d\u00e9gradation des esp\u00e8ces\u00a0\u00bb (PERGENT, 1991) ; J. SETTON a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 (jugement N\u00b0 90 du 2 F\u00e9vrier 1990) \u00e0 de fortes amendes, \u00e0 d\u00e9truire les postes d&rsquo;amarrage et \u00e0 la reconstituer le lin\u00e9aire c\u00f4tier, par fermeture du chenal d&rsquo;acc\u00e8s (sur une profondeur de deux m\u00e8tres) dans un d\u00e9lai de 6 mois ; notons toutefois qu&rsquo;en 1994, le chenal a simplement \u00e9t\u00e9 barr\u00e9 par une cha\u00eene et que le lin\u00e9aire c\u00f4tier n&rsquo;\u00e9tait pas encore reconstitu\u00e9. Le second cas exemplaire, tout \u00e0 fait inverse, est le projet d&rsquo;agrandissement du port de la Pointe-Rouge, \u00e0 Marseille ; la ville de Marseille a fait proc\u00e9der au pr\u00e9alable \u00e0 une cartographie pr\u00e9cise des herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> du secteur (FRANCOUR et MARCHADOUR, 1989). Cette carte, ainsi que le texte de l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 de protection de P. oceanica, \u00e9taient joints \u00e0 l&rsquo;appel d&rsquo;offre. Le projet d&rsquo;ouvrage \u00e9vite effectivement les zones occup\u00e9es par <em>P. oceanica<\/em>. M\u00eame la mise en place du c\u00e2ble \u00e9lectrique reliant l&rsquo;\u00eele de Port-Cros (Var) au continent a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une cartographie des herbiers en place (MEINESZ et BELLONE, 1989) ; le trajet sous-marin du c\u00e2ble a ensuite \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 de fa\u00e7on \u00e0 minimiser la travers\u00e9e de l&rsquo;herbier. En Catalogne, la Direcci\u00f3 General de Pesca Mar\u00edtima a fait proc\u00e9der en 1992 \u00e0 une cartographie g\u00e9n\u00e9rale (au 50 000\u00b0) des herbiers de phan\u00e9rogames marines (et autres types de fonds) de l&rsquo;ensemble du littoral catalan (700 km), afin de pouvoir g\u00e9rer la mise en oeuvre de la loi de protection des phan\u00e9rogames marines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la r\u00e9gion Provence-Alpes-C\u00f4te d&rsquo;Azur (\u00ab\u00a0r\u00e9gion PACA\u00a0\u00bb, France), des syst\u00e8mes de surveillance de l&rsquo;herbier \u00e0 <em>P. oceanica<\/em>\u00a0ont \u00e9t\u00e9 mis en place dans les ann\u00e9es 1980 (BOUDOURESQUE et al., 1990 ; NIERI, 1991 ; NIERI et al., 1993b). Leur objectif est double : (1) suivre l&rsquo;\u00e9volution (r\u00e9gression, stabilit\u00e9 ou progression) de l&rsquo;herbier, (2) utiliser l&rsquo;herbier (dont on connait la sensibilit\u00e9 \u00e0 la pollution) comme un indicateur global de la qualit\u00e9 des eaux littorales. Le syst\u00e8me le plus important, avec 24 puis 33 sites, est le RSP (R\u00e9seau de Surveillance Posidonies), mis en place \u00e0 l&rsquo;initiative du Conseil R\u00e9gional (NIERI <em>et al.<\/em>, 1993a). Entre 1991 et 1993, un quart des sites ont pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9gressions plus ou moins importantes, un quart des sites des signes de progression de l&rsquo;herbier, tandis que les autres paraissaient stables (CHARBONNEL <em>et al.<\/em>,1993). Dans la baie du Prado \u00e0 Marseille, des progressions localis\u00e9es de l&rsquo;herbier ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence, que l&rsquo;on peut mettre en relation avec la mise en service d&rsquo;une station d&rsquo;\u00e9puration (en 1988) et le d\u00e9tournement d&rsquo;un fleuve c\u00f4tier (L&rsquo;Huveaune), aux eaux tr\u00e8s pollu\u00e9es, vers cette m\u00eame station d&rsquo;\u00e9puration (NIERI <em>et al.<\/em>, 1993b). Ces cas de progression de l&rsquo;herbier, qui ne concernent en M\u00e9diterran\u00e9e que la r\u00e9gion PACA, sont un signe encourageant, qui traduit l&rsquo;efficacit\u00e9 de la politique d&rsquo;\u00e9puration des eaux et de protection de <em>P. oceanica<\/em> qui y a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e; mais il convient de rappeler que la croissance de <em>P. oceanica<\/em> est tr\u00e8s lente (MEINESZ et LEFEVRE, 1984), alors que la r\u00e9gression d&rsquo;un herbier peut \u00eatre assez rapide, de telle sorte que, en termes de surface, la superficie totale de l&rsquo;herbier continue \u00e0 d\u00e9cliner, m\u00eame dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le chalutage sur les herbiers profonds \u00e0 <em>P. oceanica<\/em> constitue une des causes de leur r\u00e9gression, tout au moins lorsque les rhizomes sont d\u00e9chauss\u00e9s (PAILLARD <em>et al.<\/em>, 1993), ce qui est fr\u00e9quent, en raison du d\u00e9ficit s\u00e9dimentaire des fonds littoraux m\u00e9diterran\u00e9ens (PASKOFF, 1993). En principe, le chalutage est interdit \u00e0 moins de 3 milles des c\u00f4tes (France) ou au dessus de l&rsquo;isobathe des 50 m (Italie, Espagne). Les herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em>, qui sont g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9s \u00e0 moins de 3 milles des c\u00f4tes et qui sont toujours situ\u00e9s \u00e0 moins de 50 m de profondeur, devraient donc \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9s du chalutage. En fait, ces r\u00e8gles ne sont pas respect\u00e9es, comme en t\u00e9moignent par exemple les traces de chalut d\u00e9crites par PAILLARD<em> et al.<\/em> (1993) en rade de Giens (Var). La mise en place de r\u00e9cifs anti-chaluts constitue une solution pour que la l\u00e9gislation soit respect\u00e9e. De tels r\u00e9cifs ont \u00e9t\u00e9 mis en place sur la C\u00f4te Bleue, pr\u00e8s de Marseille (BACHET, 1992) et autour de l&rsquo;\u00eele de Nueva Tabarca, pr\u00e8s d&rsquo;Alicante (RAMOS, 1990).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9implantations de posidonies<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Diverses techniques de r\u00e9implantation de\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> ont \u00e9t\u00e9 mises au point (COOPER, 1976, 1979, 1982 ; CINELLI, 1980 ; GIACCONE et CALVO, 1980 ; MEINESZ<em> et al.<\/em>, 1990, 1992 ; MOLENAAR, 1992 ; MOLENAAR et MEINESZ, 1992 ; MOLENAAR <em>et al.<\/em>, 1993 ; GENOT <em>et al.<\/em>, 1994). Des sites de r\u00e9implantations, g\u00e9n\u00e9ralement exp\u00e9rimentaux, totalisant plus de 150 000 boutures, existent en particulier \u00e0 Marseille, Giens, Cannes, Golfe-Juan, Nice (France continentale), Monaco et Galeria (Corse). La mise au point des techniques de r\u00e9implantation appara\u00eet comme une n\u00e9cessit\u00e9 : la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle des herbiers \u00e9tant tr\u00e8s lente (MEINESZ et LEFEVRE, 1984), il pourrait s&rsquo;av\u00e9rer n\u00e9cessaire, dans les secteurs o\u00f9 la r\u00e9gression a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rable (Genova, Marseille, par exemple) d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle par des r\u00e9implantations. Naturellement, il conviendrait de s&rsquo;assurer au pr\u00e9alable que les causes de la r\u00e9gression de l&rsquo;herbier ont cess\u00e9 d&rsquo;agir : les contraintes propres au milieu marin rendent en effet ces r\u00e9implantations relativement co\u00fbteuses, et il ne serait pas coh\u00e9rent d&rsquo;essayer de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer quelques hectares d&rsquo;herbier (en 10 \u00e0 50 ans) dans un secteur ou plusieurs hectares d&rsquo;herbier disparaissent chaque ann\u00e9e du fait des activit\u00e9s humaines. Au total, les r\u00e9implantations doivent s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 une strat\u00e9gie globale de gestion des herbiers prenant en compte les \u00e9l\u00e9ments suivants : (1) Surface totale des herbiers existants ; (2) surfaces perdues chaque ann\u00e9e du fait de la r\u00e9gression et causes de cette r\u00e9gression ; (3) surfaces gagn\u00e9es chaque ann\u00e9e du fait de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle (si elle existe) ; (4) surfaces que l&rsquo;on peut esp\u00e9rer gagner par r\u00e9implantation, avec un \u00e9ch\u00e9ancier \u00e0 10, 20 et 50 ans ; (5) co\u00fbt des r\u00e9implantations, et comparaison des effets d&rsquo;un investissement identique alternatif dans la ma\u00eetrise des causes de la r\u00e9gression (\u00e9puration des eaux, mise en place de r\u00e9cifs anti-chaluts, \u00e9quipement des mouillages forains, cr\u00e9ation d&rsquo;espaces prot\u00e9g\u00e9s, etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe malheureusement un risque s\u00e9rieux que la possibilit\u00e9 technique de r\u00e9implanter soit d\u00e9tourn\u00e9e de ses objectifs pour servir d&rsquo;alibi \u00e0 de nouvelles destructions. Dans plusieurs secteurs, il semble que l&rsquo;on ait plant\u00e9 pour planter, sans aucune strat\u00e9gie d&rsquo;ensemble, au gr\u00e9 de sollicitations li\u00e9es au d\u00e9sir de se refaire une &lsquo;virginit\u00e9 \u00e9cologique&rsquo;. On a plant\u00e9 dans des secteurs o\u00f9 <em>P. oceanica<\/em> n&rsquo;existe pas naturellement, et semble ne jamais avoir exist\u00e9 : quelle justification y a-t-il \u00e0 vouloir tenter de remplacer un fond de sable infralittoral (qui n&rsquo;a rien d&rsquo;un d\u00e9sert biologique, ce que certains \u00e9lus ne savent pas) par quelques touffes de<em> P. oceanica<\/em> ? On a plant\u00e9 dans des zones o\u00f9 la r\u00e9gression de l&rsquo;herbier se poursuit rapidement. A Cannes, une partie des r\u00e9implantations ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es dans un herbier stable et ancien \u00e0<em> Cymodocea nodosa<\/em>, autre phan\u00e9rogame marine \u00e9galement prot\u00e9g\u00e9e par la loi (arr\u00eat\u00e9 du 19 Juillet 1988). D\u00e9truire une esp\u00e8ce prot\u00e9g\u00e9e pour la remplacer par une autre esp\u00e8ce prot\u00e9g\u00e9e ne constitue pas, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, une strat\u00e9gie bien coh\u00e9rente. Plus grave, des r\u00e9implantations de <em>P. oceanica<\/em>\u00a0ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es comme mesure compensatoire dans le cadre de projets de construction ou d&rsquo;agrandissement de ports de plaisance. C&rsquo;est le cas par exemple du projet d&rsquo;agrandissement du port de Sanary-sur-Mer : en compensation de la destruction (certaine) d&rsquo;une importante surface d&rsquo;herbier, il \u00e9tait pr\u00e9vu de planter quelques milliers de boutures dans une zone o\u00f9 rien n&rsquo;indiquait que des herbiers aient exist\u00e9 dans le pass\u00e9, ni que <em>P. oceanica<\/em> soit capable de s&rsquo;y maintenir, en vue de la reconstitution (\u00e9ventuelle ; dans un futur ind\u00e9termin\u00e9) d&rsquo;un herbier. La d\u00e9lib\u00e9ration du Conseil municipal de Sanary-sur-Mer du 6 Ao\u00fbt 1992 approuvant ce projet a \u00e9t\u00e9 ult\u00e9rieurement annul\u00e9e par le Tribunal Administratif de Nice (jugement du 3 D\u00e9cembre 1992).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du fait de la protection l\u00e9gale de <em>Posidonia oceanica<\/em>, les op\u00e9rations de r\u00e9implantation, qui impliquent la r\u00e9colte et le transport de boutures, n\u00e9cessitent la demande d&rsquo;une autorisation au Minist\u00e8re de l&rsquo;Environnement (CREBASSA, 1992). Jusqu&rsquo;en 1992, ce dernier a d\u00e9livr\u00e9 des autorisations permanentes (qui devaient toutefois \u00eatre valid\u00e9es chaque ann\u00e9e) ; ces autorisations ne pr\u00e9cisaient pas les dates, quantit\u00e9s concern\u00e9es et localit\u00e9s. Face \u00e0 la d\u00e9rive constat\u00e9e en mati\u00e8re de r\u00e9implantations, le Minist\u00e8re de l&rsquo;Environnement (sur avis du Conseil National de Protection de la Nature) a d\u00e9cid\u00e9 en 1993 de ne plus accorder d&rsquo;autorisations permanentes. Cependant, des d\u00e9rogations ponctuelles (avec indication de date, quantit\u00e9 et localit\u00e9) ont \u00e9t\u00e9 accord\u00e9es en 1993 (100 boutures dans le \u00ab\u00a0posidonium\u00a0\u00bb de la baie de La Palud, \u00e0 Port-Cros, et 1000 boutures \u00e0 Golfe Juan) et en 1994.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin d&rsquo;\u00e9viter que les techniques de r\u00e9implantation de Posidonia oceanica ne servent d&rsquo;alibi \u00e0 la poursuite de la destruction des herbiers existant, il conviendrait de mettre au point un code de bonne conduite. Les bases de ce code pourraient \u00eatre les suivantes. (1) Le site pr\u00e9cis (et le biotope) de r\u00e9introduction ont \u00e9t\u00e9 autrefois occup\u00e9s par <em>P. oceanica<\/em> ; la pr\u00e9sence de mattes mortes (enfouies ou non sous le s\u00e9diment), ou des cartes anciennes, doivent en t\u00e9moigner. La r\u00e9implantation dans des biotopes qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 occup\u00e9s autrefois par <em>P. oceanica<\/em>\u00a0ne peut \u00eatre envisag\u00e9e que si une \u00e9tude d\u00e9montre que les conditions du milieu ont \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment modifi\u00e9es par un am\u00e9nagement littoral (r\u00e9alis\u00e9 plus de 10 ans auparavant) et sont devenues favorables \u00e0 <em>P. oceanica;<\/em> (2) Les causes de la disparition de <em>P. oceanica<\/em> (pollution, chalutages, ancrages, etc) doivent avoir cess\u00e9 d&rsquo;agir ; on doit donc d\u00e9montrer que les herbiers ou les touffes isol\u00e9es les plus proches du site ont amorc\u00e9 un processus de re-colonisation naturelle. (3) La r\u00e9implantation ne doit pas se faire \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;herbiers tr\u00e8s \u00e9tendus ; en effet, il n&rsquo;y a pas lieu de planter pour planter ; il est inutile d&rsquo;ajouter quelques dizaines ou centaines de m\u00b2 (0.001 \u00e0 0.01 ha) \u00e0 un herbier de plusieurs centaines ou milliers d&rsquo;hectares. (4) La r\u00e9implantation ne peut se faire en compensation de la destruction d&rsquo;un herbier ; pour \u00e9viter cette d\u00e9rive, aucune r\u00e9implantation ne devrait avoir lieu dans un rayon de 10 km autour d&rsquo;une destruction d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e (dans le cadre d&rsquo;un am\u00e9nagement littoral), pendant une p\u00e9riode de 10 ans ; des dispositions similaires existent en milieu continental, o\u00f9 les zones incendi\u00e9es sont d\u00e9clar\u00e9es inconstructibles. (5) La r\u00e9implantation sur le site m\u00eame d&rsquo;une destruction provisoire devrait toutefois \u00eatre autoris\u00e9e ; c&rsquo;est le cas de la fermeture d&rsquo;une tranch\u00e9e ouverte \u00e0 l&rsquo;occasion de fouilles arch\u00e9ologiques, ou de l&rsquo;ensouillage d&rsquo;une canalisation. (6) A l&rsquo;exception du cas particulier qui pr\u00e9c\u00e8de (point 5), toute r\u00e9implantation doit \u00eatre pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par une r\u00e9implantation exp\u00e9rimentale : elle portera sur 200 \u00e0 500 boutures (avec \u00e9ventuellement la comparaison de plusieurs m\u00e9thodes) ; un suivi scientifique, pendant trois ans, devra d\u00e9montrer le succ\u00e8s de l&rsquo;exp\u00e9rience pour que puisse \u00eatre envisag\u00e9 une op\u00e9ration de r\u00e9implantation \u00e0 plus grande \u00e9chelle. (7) Le pr\u00e9l\u00e8vement des boutures destin\u00e9es \u00e0 la r\u00e9implantation ne devrait pas mettre en p\u00e9ril les herbiers existants ; les boutures ne seront pr\u00e9lev\u00e9es dans un herbier qu&rsquo;apr\u00e8s \u00e9tude de la dynamique de ramification des rhizomes (production naturelle de nouveaux faisceaux), permettant de d\u00e9terminer le nombre maximal de boutures susceptibles d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9lev\u00e9es par an et par m\u00b2. L&rsquo;utilisation de boutures-\u00e9paves, th\u00e9oriquement int\u00e9ressante, devrait \u00eatre \u00e9vit\u00e9e en raison du caract\u00e8re irr\u00e9gulier et impr\u00e9visible du succ\u00e8s. (8) Les r\u00e9implantations devront s&rsquo;ins\u00e9rer dans une\u00a0<strong>strat\u00e9gie globale de gestion<\/strong> des herbiers (voir plus haut).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusions<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;importance \u00e9cologique et \u00e9conomique des herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em> est aujourd&rsquo;hui reconnue de fa\u00e7on consensuelle par les scientifiques, les administrations, les \u00e9lus et le grand public. Mais, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de la M\u00e9diterran\u00e9e, la r\u00e9gression des herbiers se poursuit ; tout au plus convient-il de noter que, en r\u00e9gion PACA, la cin\u00e9tique de ce d\u00e9clin s&rsquo;est ralentie au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. La plupart des textes l\u00e9gislatifs et des conventions internationales mentionnant <em>P. oceanica<\/em> n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;effet concret sur la protection des herbiers. Seule, sa protection l\u00e9gale en tant qu&rsquo;esp\u00e8ce (France, Catalogne) a eu des effets imm\u00e9diats. Il ne faut pas m\u00e9conna\u00eetre, toutefois, les difficult\u00e9s d&rsquo;application de la loi de protection, face \u00e0 l&rsquo;\u00e9norme pression de certains \u00e9lus et des am\u00e9nageurs (CREBASSA, 1992). Dans le Var (France), l&rsquo;Association des Maires a demand\u00e9 en 1993 au Ministre de l&rsquo;Environnement d&rsquo;assouplir (donc d&rsquo;abroger en fait) la loi littorale et la loi de protection de <em>P. oceanica<\/em>. Ces textes g\u00eanent en effet leurs projets de construction de nouveau ports de plaisance ou d&rsquo;agrandissement des ports existant ; faut-il rappeler que, en r\u00e9gion PACA (Camargue except\u00e9e), il y a d\u00e9j\u00e0 134 ports pour 656 km de c\u00f4tes (MEINESZ <em>et al.<\/em>, 1991), soit en moyenne un port tous les 5 km ? pour les Alpes-Maritimes (Monaco inclus), avec 38 ports pour 119 km de c\u00f4te, il y a en moyenne un port tous les 3 km. La surface des herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em> \u00a0inclus dans des espaces prot\u00e9g\u00e9s est tr\u00e8s faible, comme d&rsquo;ailleurs la surface de ces espaces prot\u00e9g\u00e9s : la surface totale des espaces prot\u00e9g\u00e9s marins de l&rsquo;ensemble des c\u00f4tes m\u00e9diterran\u00e9ennes fran\u00e7aises est en effet de 2096 ha, soit beaucoup moins que les 3059 ha gagn\u00e9s sur la mer (souvent aux d\u00e9pens des herbiers \u00e0 <em>Posidonia oceanica<\/em>\u00a0dans la seule r\u00e9gion PACA (813 ha de ports, 187 ha de plages artificielles et 2059 ha d&rsquo;endigages : MEINESZ {et al., }1991). La r\u00e9implantation de <em>P. oceanica<\/em> peut constituer un outil utile pour acc\u00e9l\u00e9rer la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle des herbiers, dans des zones o\u00f9 les causes de leur r\u00e9gression auraient cess\u00e9 d&rsquo;agir. Mais elle peut s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s dangereuse si elle constitue une fin en soi et un alibi pour masquer de nouvelles destructions. Ce n&rsquo;est sans doute pas un hasard si ceux qui demandent l&rsquo;abrogation de la loi littorale et de la protection l\u00e9gale de <em>P. oceanica<\/em> sont \u00e9galement des partisans des r\u00e9implantations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La protection et la gestion du patrimoine naturel que constituent les herbiers \u00e0 <em>P. oceanica<\/em> constituent pourtant un enjeu \u00e9conomique prioritaire : ces herbiers sont garants non seulement des ressources marines exploit\u00e9es, mais aussi de la qualit\u00e9 globale du milieu marin, et donc du maintien de la fr\u00e9quentation touristique, dans des r\u00e9gions ou le tourisme constitue une ressource majeure. Certaines r\u00e9gions m\u00e9diterran\u00e9ennes, telles la Riviera italienne, n&rsquo;ont pas compris \u00e0 temps cette relation, et sont aujourd&rsquo;hui engag\u00e9es dans une spirale de d\u00e9clin du tourisme et de ses revenus.<br \/>\n<strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ANONYME, 1991. Recommandations du groupe d&rsquo;experts. <em>Les esp\u00e8ces marines \u00e0 prot\u00e9ger en M\u00e9diterran\u00e9e<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., AVON M., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr. : 431-442.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ARDIZZONE G.D., PELUSI P., 1983. Regression of a <em>Posidonia oceanica<\/em>\u00a0prairie.\u00a0<em>Rapp. P.V. R\u00e9un. Commiss. internation. Explor. sci. M\u00e9dit.,<\/em> Monaco, 28 (3) : 175-177.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ARDIZZONE G.D., PELUSI P., 1984. Yeld and damage evaluation of bottom trawling on\u00a0<em>Posidonia<\/em> meadows.\u00a0<em>International Workshop on Posidonia oceanica beds<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 1 : 63-72.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ASTIER J.M., TAILLIEZ P., 1984. Pour un plan d&rsquo;occupation des fonds marins : inventaire des herbiers de Posidonies du littoral du Var.\u00a0<em>Ann. Soc. Sci. nat. Arch\u00e9ol. Toulon Var,<\/em> Fr., 36 (1) : 35-46.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AUGIER H., BOUDOURESQUE C.F., 1970a. V\u00e9g\u00e9tation marine de l&rsquo;\u00eele de Port-Cros (Parc national). V. La baie de Port-Man et le probl\u00e8me de la r\u00e9gression de l&rsquo;herbier de Posidonies.\u00a0<em>Bull. Mus. Hist. nat. Marseille<\/em>, Fr., 30 : 145-164 + 1 carte h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AUGIER H., BOUDOURESQUE C.F., 1970b. V\u00e9g\u00e9tation marine de l&rsquo;\u00eele de Port-Cros (Parc national). VI. Le r\u00e9cif-barri\u00e8re de Posidonies.\u00a0<em>Bull. Mus. Hist. nat. Marseille<\/em>, Fr., 30 : 221-228 + 1 carte h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AUGIER H., BOUDOURESQUE C.F., 1975. Dix ans de recherches dans la zone marine du Parc national de Port-Cros (France). Troisi\u00e8me partie. {Ann. Soc. Sci. nat. Arch\u00e9ol. Toulon Var, }Fr., : 133-170 + 1 pl. h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AUGIER H., MONNIER-BESOMBES G., SIGOILLOT G., 1984. Influence des d\u00e9tergents sur\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> (L.) Delile.\u00a0<em>International Workshop on Posidonia oceanica beds,<\/em> BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 1 : 407-418.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BACHET F., 1992. Evaluation des retomb\u00e9es \u00e9conomiques du Parc r\u00e9gional marin de la C\u00f4te Bleue (France).\u00a0<em>Economic impact of the Mediterranean coastal protected areas. Mepan News,<\/em> Fr., 3 : 43-46.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BELSHER T., BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., OLIVIER J., 1987. Les esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales marines.\u00a0<em>Livre rouge des esp\u00e8ces menac\u00e9es en France. Tome 2 : Esp\u00e8ces marines et littorales menac\u00e9es,<\/em> BEAUFORT F. de,MAURIN H. \u00e9dit., Mus. nation. Hist. nat. publ., Paris, Fr. : 239-271.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BLANC J.J., 1975. Recherches de s\u00e9dimentologie appliqu\u00e9e au littoral rocheux de la Provence. Am\u00e9nagements et protection. Centre nation. <em>Exploit. Oc\u00e9ans publ.<\/em>, Fr. : 1-164 + 32 pl. h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BLANC J.J., JEUDY DE GRISSAC A., 1978. Recherches de g\u00e9ologie s\u00e9dimentaire sur les herbiers \u00e0 Posidonies du littoral de la Provence. Centre nation. <em>Exploit. Oc\u00e9ans publ.<\/em>, Fr. : i-vii + 1-185 + 42 pl. h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., AUGIER H., BELSHER T., COPPEJANS E., PERRET M., 1975. V\u00e9g\u00e9tation marine de l&rsquo;\u00eele de Port-Cros (Parc National). X. La r\u00e9gression du r\u00e9cif-barri\u00e8re de Posidonies.\u00a0<em>Trav. sci. Parc nation. Port-Cro<\/em>s, Fr., 1 : 41-46.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., BALLESTEROS E., BEN MAIZ N., BOISSET F., BOULADIER E., CINELLI F., CIRIK S., CORMACI M., JEUDY DE GRISSAC A., LABOREL J., LANFRANCO E., LUNDBERG B., MAYHOUB H., MEINESZ A., PANAYOTIDIS P., SEMROUD R., SINNASSAMY J.M., SPAN A., VUIGNIER G., 1990. Livre rouge \u00ab\u00a0G\u00e9rard Vuignier\u00a0\u00bb des v\u00e9g\u00e9taux, peuplements et paysages marins menac\u00e9s de M\u00e9diterran\u00e9e. PNUE publ., Ath\u00e8nes : 1-250.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., BERTRANDY M.C., BOULADIER E., FORET P., MEINESZ A., PERGENT G., VITIELLO P., 1990. Le r\u00e9seau de surveillance des herbiers de Posidonies mis en place en r\u00e9gion Provence-Alpes-C\u00f4te d&rsquo;Azur (France).\u00a0<em>Rapp. P.V. R\u00e9un. Commiss. internation. Explor. sci. M\u00e9dit.<\/em>, Monaco, 32 (1) : 11.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., 1983. L&rsquo;herbier \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanic<\/em>a en M\u00e9diterran\u00e9e : les interactions entre la plante et le s\u00e9diment.\u00a0<em>J. Rech. oc\u00e9anogr.,<\/em> Fr., 8 (2-3) : 99-122.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., 1982. D\u00e9couverte de l&rsquo;herbier de Posidonie.\u00a0<em>Cah. Parc nation. Port-Cros<\/em>, Fr., 4 : 1-3 + 1-79.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., LEFEVRE J.R., 1985. Cartographie des peuplements benthiques marins de Corse : I. La formation r\u00e9cifale \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> de Saint-Florent.\u00a0<em>Ann. Inst. oc\u00e9anogr.,<\/em> Fr., 61 (1) : 27-38.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOURCIER M., 1982. Evolution au cours des quinze derni\u00e8res ann\u00e9es des biocoenoses benthiques et de leurs faci\u00e8s dans une baie m\u00e9diterran\u00e9enne soumise \u00e0 l&rsquo;action lointaine de deux \u00e9missaires urbains.\u00a0<em>T\u00e9thys, <\/em>Fr., 10 (4) : 303-313.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BOURCIER M., 1989.R\u00e9gressiondes herbiers \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> (L.) Delile, \u00e0 l&rsquo;Est de Marseille, sous l&rsquo;action conjugu\u00e9e des activit\u00e9s humaines et des modifications climatiques.\u00a0<em>International Workshop on Posidonia beds<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., FRESI E., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 2 : 287-299.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CHARBONNEL E., BOUDOURESQUE C.F., BERTRANDY M.C., FORET P., MEINESZ A., PERGENT G., PERGENT-MARTINI C., RICO-RAIMONDINO V., VITIELLO P., 1993. Le R\u00e9seau de Surveillance Posidonies en r\u00e9gion Provence-Alpes-C\u00f4te d&rsquo;Azur (M\u00e9diterran\u00e9e, France) : premiers r\u00e9sultats.\u00a0<em>Symposium international Protection du milieu marin contre la pollution urbaine<\/em>, Marseille, Fr., 3 : 1-10.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CHESSA L.A., SCARDI M., FRESI E., RUSSU P., 1989. Consumers in <em>Posidonia oceanica<\/em> beds : 1. <em>Processa edulis<\/em> (Risso), (Decapoda, Caridea). <em>International Workshop on Posidonia beds,<\/em> BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., FRESI E., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 2 : 243-249.<br \/>\nT\u00e9l\u00e9chargez le document \u00ab\u00a0Pr\u00e9servation et conservation des herbiers \u00e0 Posidonia oceanica\u00a0\u00bb sur le site RAMOGE (<a href=\"http:\/\/www.ramoge.org\/ramogefr\/docs_biodiversite.php3\" target=\"_blank\">http:\/\/www.ramoge.org\/ramogefr\/docs_biodiversite.php3<\/a>)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CINELLI F., 1980. Le fanerogame marine : problemi di trapianto e di riforestazione.\u00a0<em>Mem. Biol. mar. Oceanogr., N.S.,<\/em> Ital., suppl. 10 : 17-27.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">COOPER G., 1976. La Posidonie, plante \u00e9tonnante. La p\u00eache ou la mariculture ?\u00a0<em>Cah. Jardinier de la Mer,<\/em> Fr., 1 : 1-57.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">COOPER G., 1979.\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> = un arbre.\u00a0<em>Cah. Jardiniers de la Mer,<\/em> Fr., 3 : i-vi + 1-66.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">COOPER G., 1982. R\u00e9implantation de\u00a0<em>Posidonia oceanica.<\/em> Protection des implants. {Bull. Ecol., }Fr., 13 (1) : 65-73.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">CREBASSA P., 1992. Evaluation des mesures de protection des herbiers \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica.<\/em> M\u00e9m. Stage Ecole Polytechnique, Fr. : 1-52.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">DARMOUL B., VITIELLO P., SALEM M.H.A., 1979. Impact des rejets de l&rsquo;industrie de transformation du minerai de phosphate sur l&rsquo;environnement marin (Golfe de Gab\u00e8s, Tunisie).\u00a0<em>Journ. Et. Pollutions,<\/em> CIESM, 4 : 343-345.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FRANCOUR P., 1990. Dynamique de l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> dans le Parc National de Port-Cros. Analyse des compartiments matte, liti\u00e8re, faune vagile, \u00e9chinodermes et poissons. Th\u00e8se Doct. Oc\u00e9anologie Univ. Paris VI, Fr. : 1-373.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">FRANCOUR P., MARCHADOUR M., 1989. Les fonds marins, et en particulier l&rsquo;herbier \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> aux alentours du port de la Pointe Rouge (Marseille). <em>GIS Posidonie publ<\/em>., Fr. : 1-48.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GAMBI M.C., GIANGRANDE A., CHESSA L.A., MANCONI R., SCARDI M., 1989. Distribution and ecology of Polychaetes in the foliar stratum of a\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> bed in the bay of Porto Conte (N.W. Sardinia).\u00a0<em>International Workshop on Posidonia beds<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., FRESI E., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 2 : 175-187.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GENOT I., CAYE G., MEINESZ A., ORLANDINI M., 1994. Role of chlorophyll and carbohydrate contents in survival of\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> cuttings transplanted to different depths.\u00a0<em>Marine Biology<\/em>, Allem., 119 : 23-29.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">GIACCONE G., CALVO S., 1980. Restaurazione del manto vegetale mediante trapianto di <em>Posidonia oceanica<\/em> (Linneo) Delile. Resultati preliminari.\u00a0<em>Mem. Biol. mar. Oceanogr.,<\/em> N.S., Ital., suppl. 10 : 207-211.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JEUDY DE GRISSAC A., 1984. Effet des herbiers \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> sur la dynamique marine et la s\u00e9dimentologie littorale.\u00a0<em>International Workshop on Posidonia oceanica beds,<\/em> BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 1 : 437-443.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">KIRKMAN H., YOUNG P.C., 1981. Measurement of health, and echinoderm grazing on\u00a0<em>Posidonia oceanic<\/em>a (L.) Delile.\u00a0<em>Aquatic Botany<\/em>, Pays-Bas, 10 (4) : 329-338.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MAZZELLA L., SCIPIONE M.B., GAMBI M.C., FRESI E., BUIA M.C., RUSSO G.F., DE MAIO R., LORENTI M., RANDO A., 1986. Le praterie sommerse del Mediterraneo. Lab. Ecol. Benthos, Staz. zool. Napoli publ., Ital. : 1-63.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., BELLONE E., 1989. Localisation des herbiers \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> sur le parcours du cable EDF \u00e0 immerger dans les eaux du Parc National de Port-Cros. GIS Posidonie publ., Fr. : 1-6 + 1 carte h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., BOUDOURESQUE C.F., BIANCONI C.H., SIMONIAN M., 1987. Cartographie de la limite inf\u00e9rieure de l&rsquo;herbier de Posidonies de la baie d&rsquo;Elbo.\u00a0<em>Trav. sci. Parc nat. r\u00e9g. R\u00e9s. nat. Corse,<\/em> Fr., 13 : 27-37.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., CAYE G., CHARBONNEL E., LEFEVRE J.R., 1988. Localisation de la limite inf\u00e9rieure des herbiers \u00e0 {Posidonia oceanica }et observations sur la fructification dans la R\u00e9serve naturelle des Iles Lavezzi : missions 1986.\u00a0<em>Trav. sci. Parc nat. r\u00e9g. R\u00e9s? nat. Corse,<\/em> Fr., 14 : 53-70.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., CAYE G., LOQUES F., MACAUX S., 1990. Analyse bibliographique sur la culture des phan\u00e9rogames marines.\u00a0<em>Posidonia Newsletter<\/em>, Fr., 3 (1) : 1-67.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., LAURENT R., 1978. Cartographie et \u00e9tat de la limite inf\u00e9rieure de l&rsquo;herbier de <em>Posidonia oceanica<\/em> dans les Alpes-Maritimes (France). Campagne Pos\u00e9idon 1976. <em>Botanica marina,<\/em> Allem., 21 (8) : 513-526.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., LEFEVRE J.R., 1978. Destruction de l&rsquo;\u00e9tage infralittoral des Alpes-Maritimes (France) et de Monaco par les restructurations du rivage.\u00a0<em>Bull. Ecol.<\/em>, Fr., 9 (3) : 259-276.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., LEFEVRE J.R., 1984. R\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de l&rsquo;herbier \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> quarante ann\u00e9es apr\u00e8s sa destruction par une bombe dans la rade de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes, France).\u00a0<em>International Workshop on Posidonia oceanica beds,<\/em> BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J., \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr. , 1 : 39-44.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., LEFEVRE J.R., ASTIER J.M., 1991. Impact of coastal development on the infralittoral zone along the southern Mediterranean shore of continental France.\u00a0<em>Mar. Poll. Bull.<\/em>, GB, 23 : 343-347.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MEINESZ A., MOLENAAR H., BELLONE E., LOQUES F., 1992. Vegetative reproduction in\u00a0<em>Posidonia oceanica.<\/em> I. Effects of rhizome length and transplantation season in orthotropic shoots.\u00a0<em>Marine Ecology,<\/em> Allem., 13 (2) : 163-174.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MOLINIER R., PICARD J., 1952. Recherches sur les herbiers de phan\u00e9rogames marines du littoral m\u00e9diterran\u00e9en fran\u00e7ais.\u00a0<em>Ann. Inst. oc\u00e9anogr.<\/em>, Fr., 27 (3) : 157-234.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MOLENAAR H., 1992. Etude de la transplantation de boutures de la phan\u00e9rogame marine\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> (L.) Delile. Mod\u00e9lisation de l&rsquo;architecture et du mode de croissance. Th\u00e8se Doct. Sci. Vie, Biol. mar., Univ. Nice-Sophia Antipolis, Fr. : 1-221.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MOLENAAR H., MEINESZ A. 1992. Vegetative reproduction in\u00a0<em>Posidonia oceanica.<\/em> II. Effects of depth changes on transplanted orthotropic shoots.\u00a0<em>Marine Ecology<\/em>, Allem., 13 (2) : 175-185.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">MOLENAAR H., MEINESZ A., CAYE G., 1993. Vegetative reproduction in\u00a0<em>Posidonia oceanica.<\/em> Survival and developent in diferent morphological types of transplanted cuttings. <em>Botanica marina<\/em>, Allem., 36 (6) : 481-488.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NIERI M., 1991. Contribution \u00e0 la surveillance et \u00e0 la cartographie bioc\u00e9notique des fonds littoraux des Bouches-du-Rh\u00f4ne et du Var (M\u00e9diterran\u00e9e, France). Th\u00e8se Doctorat Ecologie, Univ. Aix-Marseille II, Fr. : 1-157 + 1 carte h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NIERI M., CHARBONNEL E., BOUDOURESQUE C.F., BERTRANDY M.C., FORET P., MEINESZ A., PERGENT G., PERGENT-MARTINI C., RICO-RAIMONDINO V., VITIELLO P., 1993a. Les objectifs du R\u00e9seau de Surveillance Posidonies mis en place en r\u00e9gion Provence-Alpes-C\u00f4te d&rsquo;Azur (France).\u00a0<em>Qualit\u00e9 du milieu marin. Indicateurs biologiques et physico-chimiques<\/em>. BOUDOURESQUE C.F., AVON M., PERGENT-MARTINI C. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr. : 73-87.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NIERI M., GRAVEZ V.., BOUDOURESQUE C.F., SINNASSAMY J.M., 1993b. Le syst\u00e8me de surveillance de l&rsquo;herbier \u00e0 {Posidonia oceanica }de la baie du Prado (Marseille, France). Les carr\u00e9s permanents.\u00a0<em>Symposium international Protection du milieu marin contre la pollution urbaine,<\/em> Marseille, Fr., 3 : 1-12.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PAILLARD M., GRAVEZ V., CLABAUT P., WALKER P., BLANC J.J., BOUDOURESQUE C.F., BELSHER T., URSCHELER F., POYDENOT F., SINNASSAMY J.M., AUGRIS C., PEYRONNET J.P., KESSLER M., AUGUSTIN J.M., LE DREZEN E., PRUDHOMME C., RAILLARD J.M., PERGENT G., HOAREAU A., CHARBONNEL E., 1993. Cartographie de l&rsquo;herbier de Posidonie et des fonds marins environnants de Toulon \u00e0 Hy\u00e8res (Var &#8211; France). Reconnaissance par sonar lat\u00e9ral et par photographie a\u00e9rienne. Notice de pr\u00e9sentation. IFREMER et GIS Posidonie publ., Fr. : 1-36 + 3 cartes h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PANAYOTIDIS P., SIMBOURA N., 1989. Distribution and phenology of\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> in Saronikos Gulf (Aegean Sea, Greece). {International Workshop on Posidonia beds, }BOUDOURESQUE C.F., MEINESZ A., FRESI E., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., 2 : 43-48.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PASKOFF R., 1993. C\u00f4tes en danger. Masson et Cie publ., Paris : 1-250.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERES J.M., 1984. La r\u00e9gression des herbiers \u00e0\u00a0<em>Posidonia oceanica. International Workshop on Posidonia oceanica beds<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 1 : 445-454.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERES J.M., PICARD J., 1964. Nouveau manuel de bionomie benthique de la mer M\u00e9diterran\u00e9e.\u00a0<em>Rec. Trav. Stat. mar. Endoume<\/em>, Fr., 31 (47) : 5-137.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERES J.M., PICARD J., 1975. Causes de la rar\u00e9faction et de la disparition des herbiers de\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> sur les c\u00f4tes fran\u00e7aises de la M\u00e9diterran\u00e9e.\u00a0<em>Aquatic Botany<\/em>, Pays-Bas, 1 (2) : 133-139.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERGENT G., 1987. Recherches l\u00e9pidochronologiques chez\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> (Potamogetonaceae). Fluctuations des param\u00e8tres anatomiques et morphologiques des \u00e9cailles des rhizomes. Th\u00e8se Doct. Oc\u00e9anologie Univ. Aix-Marseille II, Fr. : 1-853.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERGENT G., 1991. La protection l\u00e9gale de la Posidonie en France : un outil efficace. N\u00e9cessit\u00e9 de son extension \u00e0 d&rsquo;autres pays m\u00e9diterran\u00e9ens.\u00a0<em>Les esp\u00e8ces marines \u00e0 prot\u00e9ger en M\u00e9diterran\u00e9e<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., AVON M., GRAVEZ V. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr. : 29-33.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PERGENT G., ROMERO J., PERGENT-MARTINI C., MATEO M.A., BOUDOURESQUE C.F., 1994. Primary production, stocks and fluxes in the Mediterranean sea-grass\u00a0<em>Posidonia oceanica. Mar. Ecol. Progr. Ser., <\/em>Allem., 106 : 239-146.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RAMOS A.A., 1990. The marine reserve of Nueva Tabarca island (Alicante, Spain). Management aspects.\u00a0<em>Atti del 1\u00b0 convegno internazionale \u00ab\u00a0Parchi marini del Mediterraneo. Aspetti naturalistici e gestionali,<\/em> San Teodoro, Ital., 28-30 aprile 1989 : 107-117.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RAMOS-ESPLA A.A., 1984. Cartograf\u00eda de la pradera superficial de\u00a0<em>Posidonia oceanica<\/em> en la bah\u00eda de Alicante (SE Espa\u00f1a).\u00a0<em>International Workshop on Posidonia oceanica<\/em> <em>beds<\/em>, BOUDOURESQUE C.F., JEUDY DE GRISSAC A., OLIVIER J. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr., 1 : 57-61.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RAMOS-ESPLA A.A., 1985. Contribuci\u00f3n al concimiento de las biocenosis bent\u00f3nicas litorales de la isla plana o Nueva Tabarca (Alicante).\u00a0<em>La reserva marina de la Isla Plana o Nueva Tabarca (Alicante),<\/em> RAMOS A.A. \u00e9dit., Univ. de Alicante publ., Esp. : 111-147 + 1 pl. h.t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">RELINI G., 1986. Aspetti di ecologia applicata nella gestione delle acque costiere del mar ligure.\u00a0<em>Bull. Mus. Ist. Biol. Univ. Genova,<\/em> Ital., 52 (suppl.) : 19-31.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ROMERO-MARTINENGO J., 1983. Premi\u00e8res donn\u00e9es sur la production primaire d&rsquo;un herbier de\u00a0<em>Posidonia oceanic<\/em>a en M\u00e9diterran\u00e9e occidentale (c\u00f4tes catalanes). {Rapp. P.V. R\u00e9un. Comm. internation. Explor. sci. M\u00e9dit., }Monaco, 28 (3) : 129-130.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ROMERO-MARTINENGO J., 1985. Estudio ecologico de las fanerogamas marinas de la costa catalana : producci\u00f3n primaria de\u00a0<em>Posidonia oceanic<\/em>a (L.) Delile en las Islas Medes. Mem. Doct., Univ. Barcelona, Esp. : 1-261.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">VERLAQUE M., 1987. Relations entre\u00a0<em>Paracentrotus lividu<\/em>s (Lamarck) et le phytobenthos de M\u00e9diterran\u00e9e occidentale.\u00a0<em>Colloque international sur Paracentrotus lividus et les oursins comestibles,<\/em> BOUDOURESQUE C.F. \u00e9dit., GIS Posidonie publ., Fr. : 5-36.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce document a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 initialement sous ce m\u00eame titre et sign\u00e9 par les auteurs suivants : Charles Fran\u00e7ois BOUDOURESQUE, Vincent GRAVEZ, Alexandre MEINESZ, Heike MOLENAAR, G\u00e9rard PERGENT et Pierre VITIELLO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Phan\u00e9rogame marine Posidonia oceanica constitue entre la surface et 30-40 m de profondeur, tout autour de la M\u00e9diterran\u00e9e, de vastes herbiers sous-marins. Ces herbiers jouent un r\u00f4le important d&rsquo;un point de vue \u00e9cologique et \u00e9conomique : tr\u00e8s grande richesse faunistique et floristique (p\u00f4le de biodiversit\u00e9), forte production primaire, fray\u00e8re [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":6,"featured_media":1180,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[54],"class_list":["post-120","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-protection-especes-et-habitats","tag-posidonie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/120","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/6"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=120"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/120\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1985,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/120\/revisions\/1985"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=120"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=120"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=120"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}