{"id":399,"date":"2013-03-19T18:05:33","date_gmt":"2013-03-19T17:05:33","guid":{"rendered":"http:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/?p=399"},"modified":"2013-05-21T16:00:49","modified_gmt":"2013-05-21T15:00:49","slug":"caulerpa-taxifolia-une-algue-tropicale-en-mediterranee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/?p=399","title":{"rendered":"<em>Caulerpa taxifolia<\/em>, une algue tropicale en M\u00e9diterran\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;algue verte <em>Caulerpa taxifolia<\/em>, originaire des mers tropicales, a \u00e9t\u00e9 introduite en M\u00e9diterran\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Elle pr\u00e9sente des adaptations qui la rendent tr\u00e8s comp\u00e9titive vis-\u00e0-vis des esp\u00e8ces m\u00e9diterran\u00e9ennes&#8230; <em>Caulerpa taxifolia<\/em> a non seulement r\u00e9ussi \u00e0 survivre \u00e0 un nouvel environnement (conditions diff\u00e9rentes de celles des eaux tropicales), mais elle prolif\u00e8re et se d\u00e9veloppe au point de susciter des inqui\u00e9tudes sur les cons\u00e9quences de son expansion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Caulerpa taxifolia\u00a0: \u00e9l\u00e9ments de synth\u00e8se &#8211; (partie 1\/6)<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Caulerpa taxifolia<\/em> est une algue verte, que l&rsquo;on peut trouver dans les mers tropicales. Elle a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en M\u00e9diterran\u00e9e en 1984.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le genre <em>Caulerpa<\/em> comporte pr\u00e8s d&rsquo;une centaine d&rsquo;esp\u00e8ces et de vari\u00e9t\u00e9s, r\u00e9pandues dans les mers temp\u00e9r\u00e9es et surtout les mers chaudes. En M\u00e9diterran\u00e9e une seule esp\u00e8ce de caulerpe est commune, avec une large r\u00e9partition : <em>Caulerpa prolifera<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres esp\u00e8ces de Caulerpa sont plus rares en M\u00e9diterran\u00e9e : <em>Caulerpa scalpelliformis<\/em> (Turquie, c\u00f4tes levantines, Egypte) et <em>Caulerpa mexicana<\/em> (observ\u00e9e \u00e9galement sur les c\u00f4tes levantines).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une derni\u00e8re esp\u00e8ce, <em>Caulerpa racemosa<\/em>, est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme un immigrant lessepsien mais pourrait \u00eatre, en r\u00e9alit\u00e9, originaire d&rsquo;autres r\u00e9gions du monde. <em>Caulerpa racemosa<\/em> pr\u00e9sente, depuis une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, une extension de son aire de r\u00e9partition en M\u00e9diterran\u00e9e : initialement signal\u00e9e en Tunisie (\u00e0 Sousse, 1926) elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en M\u00e9diterran\u00e9e orientale puis, r\u00e9cemment, sur les c\u00f4tes m\u00e9diterran\u00e9ennes occidentales.<br \/>\n<strong>Introduite en M\u00e9diterran\u00e9e \u00e0 partir d&rsquo;un aquarium<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plusieurs hypoth\u00e8ses ont \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9es pour expliquer l&rsquo;apparition soudaine de <em>C. taxifolia<\/em> en M\u00e9diterran\u00e9e, mais c&rsquo;est l&rsquo;introduction \u00e0 partir d&rsquo;un aquarium qui est apparue comme la plus probable. En effet, <em>C. taxifolia<\/em> a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour la d\u00e9coration des aquariums en Europe, d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 1960, puis en France et \u00e0 Monaco au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Ce sont les travaux d&rsquo;une \u00e9quipe suisse sur la g\u00e9n\u00e9tique de <em>C. taxifolia<\/em> qui ont permis de confirmer cette hypoth\u00e8se : la souche cultiv\u00e9e dans les aquariums et celle trouv\u00e9e en M\u00e9diterran\u00e9e sont parfaitement identiques, alors qu&rsquo;elles se diff\u00e9rencient des souches des mers tropicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une \u00ab\u00a0cellule\u00a0\u00bb unique<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Caulerpa taxifolia<\/em> pr\u00e9sente la particularit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre coenocytique, c&rsquo;est \u00e0 dire qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas compos\u00e9e de cellules diff\u00e9renci\u00e9es, mais d&rsquo;une \u00ab\u00a0cellule\u00a0\u00bb unique g\u00e9ante renfermant le {{cytoplasme}} et des millions de {{noyaux}}. On peut distinguer sur l&rsquo;algue les stolons (=\u00a0\u00bbrhizomes\u00a0\u00bb), portant les frondes (=\u00a0\u00bbfeuilles\u00a0\u00bb) et les piliers termin\u00e9s par des rhizo\u00efdes, qui jouent le r\u00f4le de \u00ab\u00a0racines\u00a0\u00bb. Lorsqu&rsquo;une partie de l&rsquo;algue est sectionn\u00e9e, la cicatrisation est rapide, la partie s\u00e9par\u00e9e peut alors se d\u00e9velopper ind\u00e9pendamment (bouture). Cette reproduction v\u00e9g\u00e9tative semble \u00eatre le seul mode de reproduction de <em>C. taxifolia<\/em> en M\u00e9diterran\u00e9e. L&rsquo;ensemble des colonies de <em>Caulerpa taxifolia<\/em> de M\u00e9diterran\u00e9e semble donc \u00eatre un {{clone}} constitu\u00e9, g\u00e9n\u00e9tiquement, d&rsquo;un seul et m\u00eame individu fragment\u00e9 en de nombreux individus identiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La souche m\u00e9diterran\u00e9enne de <em>Caulerpa taxifolia<\/em> pr\u00e9sente des caract\u00e9ristiques morphologiques et physiologiques inhabituelles par rapport aux souches tropicales : longueur des frondes sup\u00e9rieure (jusqu&rsquo;\u00e0 80 cm au lieu de 25 cm dans les eaux tropicales), densit\u00e9 exceptionnelle (jusqu&rsquo;\u00e0 14 000 frondes par m\u00b2), adaptation \u00e0 un large spectre de temp\u00e9ratures, synth\u00e8se de substances toxiques, {etc}.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;algue peut survivre \u00e0 des temp\u00e9ratures comprises entre +7\u00b0C et +30\u00b0C. Il est donc peu probable qu&rsquo;elle disparaisse naturellement \u00e0 la suite d&rsquo;un hiver trop rigoureux ou d&rsquo;un r\u00e9chauffement des eaux, contrairement \u00e0 ce que l&rsquo;on a pu esp\u00e9rer initialement. La croissance des stolons commence en mai-juin et les meilleures conditions de croissance sont observ\u00e9es en ao\u00fbt-septembre (jusqu&rsquo;\u00e0 1,5 cm de croissance par jour) lorsque la temp\u00e9rature de l&rsquo;eau est comprise entre +20\u00b0C et +30\u00b0C. Les stolons peuvent ainsi s&rsquo;\u00e9tendre sur pr\u00e8s de 2 m en une ann\u00e9e et tisser un r\u00e9seau tr\u00e8s dense : on a mesur\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 350 m lin\u00e9aires de stolons par m\u00b2 de fond.<br \/>\n<strong>Une expansion rapide<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Observ\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en M\u00e9diterran\u00e9e en 1984, \u00e0 Monaco, <em>Caulerpa taxifolia<\/em> a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e en 1990 dans les Alpes-Maritimes, \u00e0 Roquebrune-Cap Martin, puis dans le Var, \u00e0 Toulon. Son expansion devient alors rapide. En 1991, elle est signal\u00e9e dans plusieurs nouveaux sites des Alpes-Maritimes, du Var et des Pyr\u00e9n\u00e9es-Orientales, \u00e0 la fronti\u00e8re espagnole. En 1992, alors que de nouvelles stations sont d\u00e9couvertes en France, elle est observ\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en Italie (Imp\u00e9ria en Ligurie et Livourne en Toscane), et en Espagne, aux Bal\u00e9ares (Majorque).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1993, <em>Caulerpa taxifolia<\/em> est signal\u00e9e en Sicile (Messine), \u00e0 l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Elbe (Toscane), et de nouvelles stations sont d\u00e9couvertes en Ligurie italienne et sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur fran\u00e7aise. En janvier 1994, <em>C. taxifolia<\/em> est signal\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en mer Adriatique, en Croatie. En mars 2000, <em>C. taxifolia<\/em> atteint les c\u00f4tes m\u00e9ridionales de la M\u00e9diterran\u00e9e, elle est signal\u00e9e devant Sousse (Tunisie).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Six pays sont actuellement concern\u00e9s par ce ph\u00e9nom\u00e8ne (Monaco, la France, l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie la Croatie et la Tunisie) et il est possible que des colonies n&rsquo;aient pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes. A ce jour, la Corse, l&rsquo;Espagne continentale et la Sardaigne ne semblent pas encore atteintes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La surface concern\u00e9e par <em>Caulerpa taxifolia<\/em> \u00e9tait de l&rsquo;ordre de 1m\u00b2 en 1984. D\u00e9but 2000, elle est estim\u00e9e \u00e0 pr\u00e8s de 6 000 ha.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quinze ans apr\u00e8s sa d\u00e9couverte en M\u00e9diterran\u00e9e, 97% des colonies se trouvent toujours concentr\u00e9es 200 km \u00e0 l&rsquo;est et 200 km \u00e0 l&rsquo;ouest de la zone de sa premi\u00e8re observation, dans une r\u00e9gion comprise entre Toulon, en France, et Ceriale, en Italie. En France, dans les r\u00e9gions les plus anciennement colonis\u00e9es (entre Villefranche-sur-Mer et Menton) l&rsquo;algue a atteint son expansion maximale en profondeur et ne semble gu\u00e8re pouvoir continuer \u00e0 progresser. En revanche, sur tous les autres sites, les colonies de <em>C. taxifolia<\/em> continuent de s&rsquo;\u00e9tendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La diss\u00e9mination de <em>Caulerpa taxifolia<\/em> sur de courtes distances se fait principalement par le transport de boutures emport\u00e9es par les courants. Un petit fragment de l&rsquo;algue suffit pour donner naissance \u00e0 une nouvelle colonie ; la progression de cette nouvelle colonie peut alors \u00eatre tr\u00e8s rapide (multiplication annuelle de la surface par 2 \u00e0 10). Une seule colonie produit ainsi des centaines de boutures qui peuvent se disperser sur des distances de plusieurs dizaines \u00e0 centaines de m\u00e8tres.<br \/>\nL&rsquo;extension se poursuit de proche en proche, l&rsquo;aire de r\u00e9partition atteint ainsi la profondeur de 40 \u00e0 50 m (parfois plus) au bout d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es. La colonisation se poursuit alors pr\u00e9f\u00e9rentiellement lat\u00e9ralement, de part et d&rsquo;autre de la zone atteinte, le c\u00f4t\u00e9 situ\u00e9 sous le courant dominant progressant plus vite.<br \/>\nLa diss\u00e9mination de boutures dans les sites tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s des secteurs fortement contamin\u00e9s ne se fait que par les activit\u00e9s humaines, comme la navigation de plaisance et la p\u00eache artisanale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les fragments de l&rsquo;algue, accroch\u00e9s aux ancres et cha\u00eenes des bateaux de plaisance, aux engins de p\u00eache, voire au mat\u00e9riel de plong\u00e9e, peuvent survivre 10 jours dans un endroit humide \u00e0 l&rsquo;abri du soleil (puits d&rsquo;ancre, filets, sac de plong\u00e9e), r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer et former une nouvelle colonie une fois rejet\u00e9s en mer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La diss\u00e9mination sur de longues distances augmente r\u00e9guli\u00e8rement sans \u00eatre exponentielle.\u00a0Compte tenu de l&rsquo;augmentation r\u00e9cente du nombre des zones fortement colonis\u00e9es on aurait pu s&rsquo;attendre \u00e0 une plus grande augmentation du nombre de nouvelles colonies. De juin 1998 \u00e0 juillet 2000, 24 nouvelles zones colonis\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites devant les c\u00f4tes fran\u00e7aises o\u00f9 51 zones colonis\u00e9es \u00e9taient connues dont 10 tr\u00e8s \u00e9tendues (foyers de diss\u00e9mination).On peut y voir le succ\u00e8s des campagnes de sensibilisation, aupr\u00e8s des plaisanciers notamment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le texte de ce document est issu du document suivant : BERNARD G., GRAVEZ V., &amp; BOUDOURESQUE C.F., 2000.- <em>Caulerpa taxifolia<\/em> : \u00e9l\u00e9ments de synth\u00e8se. Plaquette Direction R\u00e9gional de l&rsquo;Environnement, PACA, Programme LIFE DG XI &#8211; 95\/FA.3.1.\/EPT\/782 &amp; GIS Posidonie. GIS Posidonie publ., Marseille, Fr. : 28 p.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Caulerpa_Taxifolia_Plaquette_DIREN.pdf\" target=\"_blank\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" style=\"border: 1px solid black;\" alt=\"Caulerpa_Taxifolia_Plaquette_DIREN_page_de_garde\" src=\"http:\/\/gisposidonie.osupytheas.fr\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Caulerpa_Taxifolia_Plaquette_DIREN_page_de_garde.jpg\" width=\"175\" height=\"249\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;algue verte Caulerpa taxifolia, originaire des mers tropicales, a \u00e9t\u00e9 introduite en M\u00e9diterran\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. 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